Mercredi 21 janvier 2009

 

J’espère que les non-joueurs de World of Warcraft me pardonneront de parler à nouveau du jeu, puisqu’il paraît que mes entrées sur le sujet sont assez opaques pour les profanes, mais je viens de constater un phénomène intéressant sur lequel j’aimerais avoir l’avis des joueurs qui passent dans le coin (et il y en a quelques-uns). Depuis que je joue, il arrive régulièrement que des amis ou collègues m’annoncent leur intention de se mettre au jeu ou de s’y remettre après interruption, et ils me posent donc les questions rituelles : sur quel serveur je joue, côté Horde ou côté Alliance, comment s’appelle mon personnage. Ils créent plusieurs personnages pour tâter un peu le terrain, testent chacune des deux factions, il arrive parfois qu’ils créent effectivement un petit personnage côté Horde sur mon serveur… Mais de manière systématique, sans la moindre exception, c’est côté Alliance qu’ils finissent par jouer sur le long terme. Et j’avoue que ça m’intrigue. Pas le fait qu’on puisse préférer l’Alliance à la Horde (les goûts, les couleurs, tout ça), mais cette unanimité. Parce qu’à titre personnel, le choix de la Horde a été une telle évidence que le phénomène m’échappe totalement. En plus de la frustration liée au fait que des potes jouent au même jeu sans qu’on s’y croise jamais, puisqu’on fréquente des factions ennemies.

 

Du coup, je lance un sondage destiné aux joueurs de WoW qui passent par ici : quels sont les facteurs qui vous ont poussés à choisir plutôt l’une ou l’autre faction ? Ami Hordeux, ami Allié, l’espace d’expression baptisé « Ajouter un commentaire » t’appartient.

 

Je précise pour les non-joueurs qui auraient lu jusque ici : on pourrait résumer l’opposition Alliance/Horde, grosso modo, comme celle des races humanoïdes (humains, nains, gnomes, elfes de la nuit, auxquels s’est ajoutée ensuite la race extraterrestre des draeneïs) contre celle des « monstres » (orcs, trolls, morts-vivants, taurens et les elfes de sang nettement moins monstrueux, dont les femelles ont un physique de poupées Barbie avec lequels j’ai vraiment beaucoup de mal). C’est plus nuancé que la simple opposition des « méchants contre les gentils » qu’on pourrait y voir de prime abord. Il y a dans le jeu un phénomène intéressant, quoique assez insidieux, qui fait qu’on finit par considérer spontanément l’autre faction comme « l’ennemi ». Au point qu’on prend parfois personnellement les critiques adressées à sa propre faction lorsqu’on parle avec d’autres joueurs.

 

Pour répondre à ma propre question concernant le choix de la faction… Dès le départ, j’ai su que j’aurais naturellement plus d’affinités avec le concept de la Horde qu’avec celui de l’Alliance – parce que je trouve toujours plus intéressant et plus drôle de choisir le côté de la marge, des parias, des monstres, plutôt que celui d’une sorte de normalité lisse et consensuelle incarnée à mes yeux par les humains dans le jeu (vision qui m’est tout à fait personnelle). Seulement, j’ai d’abord voulu jouer une elfe de la nuit que j’ai montée jusqu’au niveau 35. Puis un ami (qui se reconnaîtra en passant) m’a convaincue de créer un personnage secondaire sur son serveur, côté Horde, histoire de pouvoir jouer un peu ensemble. On a créé deux morts-vivants, une démoniste pour moi, un prêtre pour lui. Je crois que j’ai connu un de mes plus grands moments d’exaltation dans le jeu la première fois que ma démoniste a mis les pieds à Fossoyeuse, la capitale des morts-vivants, qui ressemble à un hybride entre l’univers de Tim Burton et celui de Clive Barker. Fossoyeuse aux allures de catacombes, dont les gardes sont de gros monstres tout recousus et qui fourmille de petits détails macabres rigolos : les crânes qu'on pêche dans les canaux, le marchand de cafards planqué sous un escalier... Après ça, une capitale comme Hurlevent (celle des humains) fait franchement pâle figure. J’ai vite perdu tout intérêt pour ma chasseuse elfe – moins pour le personnage que pour l’environnement dans lequel elle évoluait. Retrouver l’Alliance après avoir découvert la Horde, c’était un peu pour moi comme repasser de Tim Burton à Walt Disney : tout paraissait soudain très fade et convenu. Il y a mille petits détails qui m’amusent beaucoup plus côté Horde, outre l’architecture. Les taurens et leur culture inspirée par les Amérindiens, les trolls à l’accent créole qui vous saluent en disant « Méfiez-vous du vaudou », l’humour et les répliques des personnages morts-vivants… Sans compter qu’à mes yeux (et c’est un avis que peu de gens semblent partager), la race la plus réussie sur un plan esthétique est de très loin celle des trolls, surtout les femelles. Je ne me lasse pas de ma voleuse, une trollesse à la peau bleue et aux longs cheveux tressés, que je trouve absolument splendide. Même si c’est à ma morte-vivante que je suis le plus attachée, pour son côté cartoon et parce que ça m’amuse de la jouer comme une midinette de douze ans d’âge mental qui dit toujours bonjour aux boss avant de les tuer. Je trouve dans la Horde un côté moins propret, plus bigarré, et du coup beaucoup plus riche. Et puis je suppose que ça n’étonnera pas les gens qui ont lu ce que j’écris, mais ça m’amuse forcément cent fois plus de jouer un monstre qu’un humain. Même si j’aime assez l’esthétique de deux des races côté Alliance, les elfes de la nuit et les draeneïs.

 

Je m’étonne moi-même, du coup, quand j’éprouve un pincement, voire une petite déception, en constatant l’a priori de pas mal de joueurs contre la Horde et les espèces qui la composent. C’est ma faction, ma famille virtuelle, c’est de ce côté-là que se trouve la seule ville du jeu (Orgrimmar) dans laquelle je me sente naturellement « chez moi », pour autant que ce soit possible dans un jeu vidéo. Il y a de belles choses côté Alliance, ne serait-ce que la capitale elfe de Darnassus, mais je n’y suis pas chez moi. Du coup, amis joueurs qui passez dans le coin, votre avis m’intéresse.

 

C’est pas tout ça mais faut que je retourne bosser si je veux avoir un peu de temps pour jouer ensuite. J’ai une démoniste qui attend d’explorer Zul’Drak pour passer niveau 80.

 

PS : l'image du haut, c'est ma démoniste qui s'est fait prendre en photo avec deux célébrités locales juste avant un combat épique qui dure pas loin d'une heure. Les joueurs qui ont fait cette quête l'une des plus grandioses de tout le jeu reconnaîtront sans doute les célébrités en question.

Par Mélanie Fazi - Publié dans : Bric-à-brac
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Mardi 20 janvier 2009

À ceux qui étaient intéressés par le concert de PJ Harvey et John Parish dont je parlais dans l’entrée précédente et qui n’auraient pas encore leur place, je signale qu’une deuxième date vient d’être ajoutée : le 18 mai, toujours au Bataclan. Les places seront mises en vente ce mercredi matin. Si vous comptez y assister, je ne saurais trop vous conseiller d’acheter vos places tout de suite : la première date est déjà complète. Je m’y attendais, surtout quand je me rappelle à quelle vitesse s’étaient vendues les places, pourtant hors de prix, du précédent concert de PJ Harvey au Grand Rex (qui était, soit dit en passant, tout simplement grandiose). Je m’interroge toujours pour Bruxelles, mais je pense assister aux deux dates parisiennes. Ce n’est pas tous les jours que je vois ces deux-là sur scène. Je tique un peu quand je vois certaines personnes annoncer ça comme s’il s’agissait d’un concert de PJ Harvey toute seule au lieu de PJ Harvey et John Parish – pour moi, ça fait une différence énorme. Entre autres, le répertoire ne sera pas le même.

 

J’ai déjà ma place pour le concert du 17 mai (je vous passe le détail des échanges de mail en direct avec des copains qui étaient eux aussi scotchés à leur écran en attendant la mise en vente, qui se faisait attendre). Je voulais illustrer cette entrée par une version live d’un morceau de Dance hall at louse point mais il n’y a pas grand-chose sur YouTube. Ce sera donc cette version de Taut, le morceau le plus barré de l'album. On ne se rend pas forcément bien compte de ce que ça donne en vidéo, mais en live, c'est absolument énorme. Pour ceux qui ne connaissent pas John Parish, c'est le guitariste tout en noir.

 




Côté immobilier, je découvre un effet secondaire intéressant au fait de se savoir potentiellement propriétaire (je retourne chez le courtier vendredi pour lancer la demande de prêt dont on a parlé lundi). Moi qui ai toujours été une grosse flemme en matière de bricolage et de déco, je me surprends à me découvrir l’envie de modifier l’espace qui m’appartiendra peut-être dans trois mois. Traduisez : j’ai envie de refaire toute la salle de bains. Quand je me suis rendu compte qu’en plus de vouloir virer le papier peint tout crade, je me découvrais des envies de remplacer le revêtement au sol par du carrelage, ça m’a fait tout drôle. Je crois que je viens d’être possédée par une sorte d’esprit domestique. Le même esprit est en train de se demander de quelle couleur il aimerait repeindre le mur côté fenêtre de la chambre, qui est d’un jaune pas terrible alors que les trois autres sont blancs. J’espère que l’esprit en question a les sous qui vont avec. En attendant, je passe pas mal de temps sur le Net à me renseigner sur la peinture, la pose de placards, les types de sommiers et de matelas, et je découvre des noms de meubles dont je ne connaissais même pas l’existence. Il en résulte depuis quelques jours un dédoublement de personnalité intéressant : je parle à des gens qui vivent encore en janvier 2009 alors que je me suis déjà téléportée en avril/mai. Ça ne facilite pas les conversations. On me demande où j’en suis de la signature ou du prêt, alors que je suis déjà en train de planifier le déménagement (fin avril ou début mai), les travaux de peinture, voire la crémaillère. J’avoue que j’ai encore du mal à penser à autre chose et que quand je rencontre des gens, je n’ai envie de parler que de ça (mais je me maîtrise, enfin j’essaie). Les deux dernières semaines ont été assez stressantes, notamment du fait d’une prise de bec familiale liée à cette histoire d’appartement, qui était sans gravité mais a pris beaucoup de place pendant quelques jours en ajoutant à la tension liée aux diverses prises de décisions. C’est en train de s’arranger, à mon grand soulagement. Vivement que la demande de prêt soit lancée pour de bon, que je puisse arrêter de refaire les mêmes calculs dix fois par jour.

 

Là, tout de suite, je calcule juste que j’aurai probablement déménagé avant les concerts susmentionnés, et ça me rend toute guillerette (enfin disons un peu moins à cran). Un de ces jours, j’irai sans doute balader mon esprit domestique chez Ikea. Il a déjà ouvert les hostilités en commandant une housse de canapé vue en soldes sur le Net.

 

Par Mélanie Fazi - Publié dans : Musique
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Dimanche 18 janvier 2009

 

Depuis le temps que j’en parle, l’interview vidéo d’Amanda Palmer que j'ai réalisée le 23 octobre dernier vient d’être mise en ligne. La page complète, avec le texte de présentation, se trouve ici. J’aime particulièrement ce passage, vers la fin, où elle est morte de rire en parlant du clip d’Oasis. Le clip en question a été mis en ligne depuis et je comprends mieux, il me fait autant marrer que la chanson elle-même. Du coup, je vous l’offre en bonus. Les autres vidéos dont elle parle ici sont visibles sur cette page (ainsi qu'une version d'Oasis de meilleure qualité).


 





À part ça, je suis toute contente : c’est demain que sont mises en vente les places du concert que j’attends le plus impatiemment cette année, celui de John Parish et PJ Harvey au Bataclan, le 17 mai. Une chose est sûre, j’écourte mon séjour aux Imaginales d’Épinal pour l’occasion (le concert a lieu un dimanche, donc le dernier jour du festival). Je n’exclus pas de l’écourter également en sens inverse, puisqu’ils jouent à Bruxelles le jeudi 14 et que je suis en train d’envisager de faire un doublé : ma sœur habite Bruxelles et j’attendais l’occasion de retourner lui rendre visite. Ce n’est pas seulement parce que je suis fan aussi bien de John Parish que de PJ Harvey, mais il y a dix ans que je ne les ai pas vus réunis sur la même scène. La dernière fois remonte à un concert de PJ Harvey à la Cigale en décembre 98, qui reste tout simplement un des concerts les plus forts et les plus intenses que j’aie jamais vus. John Parish était guitariste du groupe sur cette tournée. On a cru pendant longtemps qu’il n’y aurait jamais de suite au sublime Dance hall at louse point, leur premier album commun qui remonte quand même à 1996. Mais le deuxième, A woman a man walked by, sort le 30 mars. C’est long, treize ans, et pour avoir suivi pendant tout ce temps l’évolution musicale de chacun d’entre eux (qui a culminé pour moi avec White chalk, le chef-d’œuvre de PJ Harvey il y a deux ans), je suis forcément très curieuse d’entendre le résultat de ces retrouvailles.

 

(C'est aussi demain, entre parenthèses, que je retourne voir le courtier pour ma demande de prêt immobilier. Je vous épargne mes dernières réflexions sur le sujet, vu que je suis totalement monomaniaque en ce moment et que vous vous en lasserez longtemps avant moi. Mais j'ai déjà commencer à meubler et repeindre virtuellement tout l'appart.)

En deuxième cadeau bonus, un de mes extraits préférés de Dance hall at louse point :

 

 

 

Par Mélanie Fazi - Publié dans : Musique
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Jeudi 15 janvier 2009

Une légende urbaine veut qu’une amie à moi, propriétaire d’un deux pièces dans le 18ème, dans le quartier Marx-Dormoy, ait trouvé cet appartement du premier coup, dès la toute première visite (et je comprends son coup de cœur, l’appart est vraiment très classe). Une légende urbaine similaire veut que j’aie flashé sur le troisième des cinq appartements que j’ai visités depuis fin décembre, toujours dans le quartier Marx-Dormoy. Peut-être pas assez pour que je me dise aussitôt que je voulais cet appart-là et pas un autre, mais assez pour que je sache immédiatement que je voulais le revisiter au plus vite accompagnée d’une tierce personne. On y est retournées le lendemain. Je m’attendais à ce que cette personne trouve à l’appart plein de défauts qui m’avaient échappé. Au lieu de quoi elle l’a approuvé en disant qu’elle m’y voyait très bien et a même commencé à le meubler virtuellement (« ici il y a de la place pour un meuble, là tu pourrais mettre ton bureau... »). Je crois que c’est là que ma décision a pris forme. La semaine qui a suivi a été assez intense, entre les cogitations permanentes, les moments de pure trouille, les bouffées d’exaltation, la visite des parents et les longues discussions avec la famille (mes parents fournissant un apport qui représente une grosse partie de la somme). J’ai signé le compromis de vente cet après-midi. Reste à obtenir le prêt. Si tout se passe bien, je m’installe dans le 18ème vers fin avril/début mai.

 

Est-ce que cet appart est vraiment le bon, est-ce que je ne vais pas regretter l’achat à un moment ou un autre ? Je me suis beaucoup posé la question. J’ai une certitude en tout cas : j’aurais regretté de ne pas avoir tenté le coup. Au pire, je peux le revendre dans quelques années, et il est de toute façon beaucoup plus agréable que le studio où je vis en location depuis neuf ans. Reste que c’est une étape marquante et que la signature des papiers est intimidante. Le plus flippant dans l’affaire, c’est de savoir que j’engage l’argent de mes parents en espérant ne pas m’être trompée.

 

L’appartement n’est sans doute pas parfait. Je lui vois deux défauts mineurs, pas rédhibitoires à mes yeux en tout cas : la salle de bains n’est pas très grande (mais j’en ai vu de plus petites, et la douche est sympa), et la chambre non plus (mais elle peut contenir sans problème l’essentiel : une armoire, un bureau ou meuble informatique, et surtout un lit deux places – j’en avais ras-le-bol de dormir sur ma mezzanine ou mon canapé). Le point fort qui m’a fait flasher : j’adore l’ambiance de la pièce principale avec son coin salon et sa cuisine américaine. La pièce est claire – c’est flagrant sur les photos que j’ai prises pour mémoriser la disposition des lieux – et dès la première visite, je me suis rendu compte que je me voyais très bien cuisiner et recevoir des amis dans cet espace. J’ai visité au moins un appartement plus spacieux, plus récent et globalement mieux foutu mais qui ne me donnait pas cette impression de convivialité. La propriétaire actuelle, qui a grosso modo le même âge que moi, l’a meublé dans un style assez proche de mes goûts pour que je me rende bien compte de ce que je pourrai en faire. Je m’interroge beaucoup sur l’espace de rangement et la place disponible pour installer des meubles, mais a priori, ce sera nettement plus pratique que mon studio actuel. Sans compter qu’il y a plusieurs murs nus où il me semble possible d’installer des étagères si nécessaire.

 

Reste à espérer que je ne découvrirai pas à l’usage de défauts cachés vraiment gênants. Une chose est sûre, j’aime beaucoup ce que j’ai vu du quartier – et j’y ai fait pas mal d’allers-retours ces dix derniers jours. Le coin du marché de l’Olive est mignon comme tout. Et je me suis aperçue après coup que je connais pas mal de gens qui habitent ou ont habité vers Marx-Dormoy et m’en ont tous dit le plus grand bien. (Parenthèse publicitaire : parmi les anciens résidents du quartier, il y a Gudule alias Anne Duguël, auteur entre autres du génial Club des petites filles mortes et de plein d’autres bouquins formidables, et qui vient d’ouvrir un blog tout neuf que je comptais justement mentionner ici).

 

C’est maintenant que vient la partie la plus rock’n’roll du processus, à savoir l’obtention du prêt. Je ne m’inquiète pas trop a priori, dans le sens où la somme à emprunter sera inférieure à mes estimations initiales – l’appartement était moins cher que ce que je pensais payer, au point que j’ai failli ne pas voir l’annonce car le prix était inférieur aux critères que je regardais habituellement. Mais bon… sait-on jamais. En attendant, il faudrait peut-être que j’arrête de passer mon temps sur les sites de meubles et de déco et que je me remette à bosser plus pour gagner plus.

 

Pour ceux qui se poseraient la question, les photos qui illustrent cette entrée ont été prises dans mon hypothétique futur quartier, sur un trajet qui mène au métro Marx-Dormoy depuis la station Marcadet-Poissonniers.

 

Par Mélanie Fazi - Publié dans : Bric-à-brac
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Dimanche 4 janvier 2009

 

Nous voici donc de l’autre côté du réveillon, en l’an neuf (j’aime bien dire « l’an neuf », c’est un peu comme 2000, une année qui paraît promettre plein de changements) et il fait un froid à ne pas mettre un canard punk dehors. Ça tombe bien, j’ai de quoi occuper mes longues soirées d’hiver. En ce moment je les passe en compagnie de Dexter Morgan, flic et tueur en série, et je remercie ma frangine d’avoir eu la bonne idée de m’offrir la saison 1 en DVD. Encore une que je découvre longtemps après tout le monde, mais quelle claque. Quand j’ai commencé à regarder, je ne m’attendais pas du tout à ça. Je pensais que l’ambiance serait sombre et glauque, compte tenu du sujet, et voilà que je me retrouve face à une série plus mélancolique qu’autre chose. Il y a une tristesse sous-jacente, tout du long, qui est pour beaucoup dans mon attachement à la série. Et surtout, il y a ce personnage : Dexter qui est un monstre et qui n’y peut rien, mais à qui son père adoptif a appris à canaliser ses pulsions et à ne tuer que d’autres monstres, des criminels qui ont échappé à la justice. Mais surtout, Harry Morgan lui a appris à feindre la normalité à tout prix – et c’est là que la série devient passionnante. Dexter ne désire rien tant que devenir comme les autres, ressentir enfin des émotions qu’il est obligé de simuler constamment. Ça le rend extrêmement touchant. C’est un vrai tour de force que de faire éprouver une telle empathie pour un personnage de tueur en série. Il y a en plus quelque chose d’universel dans ses interrogations : on ne peut que s’y reconnaître. Lors des premiers épisodes, j’ai souvent eu l’impression que Dexter s’adressait à moi personnellement pour soulever à sa façon des questions sur lesquelles j’ai cogité, des choses que j’ai vécues, pensées ou ressenties, voire sur lesquelles j’ai écrit (je pense à ma nouvelle « Fantômes d’épingles » dans Notre-Dame-aux-Ecailles) – et je crois que c’est ça le plus fort, dans l’histoire, cette impression de proximité. Pourtant, je vous assure que je n’ai jamais tué personne, enfin pas que je me rappelle.

 

J’ai vu neuf épisodes, il m’en reste trois pour boucler la première saison, et je suis de plus en plus impressionnée. Notamment par la subtilité du propos et l’attention aux détails. Il m’a fallu un moment avant de remarquer de quelle façon le générique, qui montre simplement Dexter en train de s’habiller et de déjeuner, fait référence au traitement qu’il inflige à ses victimes. Un détail en particulier me fait froid dans le dos : quand on le voit enfiler un T-shirt, l’image renvoie à celle du plastique dont il les enveloppe avant la mise à mort. Je suis frappée aussi par la façon dont la série joue sur des échos extrêmement discrets. L’épisode neuf, que je viens de voir, est assez brillant de ce point de vue : le spectateur vient d’apprendre l’identité du tueur qui défie Dexter depuis le début de la saison en lui adressant des messages à travers les meurtres qu’il commet. Mais Dexter n’en sait encore rien. Une tension s’installe pendant tout l’épisode, simplement parce que les deux personnages s’y côtoient tout du long. On sait qu’il va se passer quelque chose et qu’un troisième personnage va sans doute en souffrir. On attend. Il n’y a pas d’effets particuliers, pas de musique inquiétante, rien de tout ça, mais on est scotché. Tout est au diapason, des intrigues secondaires à la progression des personnages. J’aime particulièrement la relation qui unit Dexter à son père adoptif – la seule personne à connaître sa nature –, dévoilée à travers des flashbacks récurrents.

 

Je suis impatiente de voir la fin de la saison et la résolution de l’intrigue. Je connais déjà une partie des révélations à venir, pour avoir lu un spoiler en cherchant des infos sur la série – mais je m’en fous, d’une part parce que j’avais un peu anticipé le truc, d’autre parce que l’essentiel n’est pas là. À tout hasard, parmi les gens qui passent ici et que je suis amenée à croiser à Paris, quelqu’un aurait la saison 2 à me prêter ?

 

Et pour bien commencer l’année, j’ai enfin ouvert la saison de la chasse aux appartements. Deux visites pour l’instant et trois programmées dans les jours à venir. Les deux premiers ne convenaient pas, je m’en étais doutée mais je voulais les visiter pour me faire une idée. C’étaient deux cas de figure totalement opposés. Chacun faisait 31m², ce qui me paraît une surface correcte. Évidemment, je ne cracherais pas sur un appartement plus grand, mais je doute de trouver ça à un prix abordable. Premier appartement : immeuble plutôt sympa, bonne surface et j’aimais assez la disposition de la chambre. Par contre, j’ai été dissuadée d’emblée par l’entrée, un couloir hyper étroit donnant sur une cuisine et une salle de bains microscopiques. Tout ça rendait un peu claustro, même si le reste était correct. Et globalement, feeling mitigé, d’autant que le papier peint beige et la décoration strictement fonctionnelle donnaient une ambiance tristounette (j’ai encore du mal à faire abstraction de la déco quand je visite, même si je sais très bien que je peux y remédier). La deuxième appart correspondait déjà un peu plus à mes attentes, mais comportait deux gros défauts que l’agence m’avait signalés. D’une part, l’immeuble était vraiment très mal entretenu. Pas forcément crade, mais plutôt délabré. D’autre part, l’appart donnait sur une cour avec vue sur un grand mur. Et c’est là que je me rends compte qu’après neuf ans passés dans un studio où la vue est inexistante, ce sera un critère déterminant. À part ça, j’aimais bien la pièce principale, un peu moins la chambre, l’ensemble était assez mignon (et décoré dans un style proche de mes goûts) mais ce n’était clairement pas le bon non plus. Je suis assez curieuse de voir celui que je visite demain, quoique je me demande s’il ne sera pas un peu petit (28m²). Je ne me rends pas encore bien compte des surfaces.

 

Je continue à tourner en boucle sur les mêmes questions existentielles – est-ce que je monte jusqu’au tarif maximal fixé avec le courtier, est-ce que je vise plus bas pour multiplier mes chances d’obtenir un prêt, est-ce que je trouverai un quartier qui me plaise autant que le 11ème, quel critère est prioritaire ou non, etc, etc – mais je suis contente d’avoir enfin commencé la chasse. En attendant, tout ça me donne une pêche pas possible. Un dimanche qui commence par un excellent épisode de Dexter (pléonasme) au petit déjeuner et se poursuit par un grand ménage de printemps en écoutant de la musique à fond et en réfléchissant à des questions sur la déco, l’ameublement et autres sujets liés aux déménagements, c’est plutôt chouette. Pourvu que ça dure.

 

  

Par Mélanie Fazi - Publié dans : Séries
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Mardi 30 décembre 2008

 

Dernière chanson de l’année, et de circonstance. J’ai vu deux fois Lhasa en concert et elle y présentait ce morceau comme "une chanson pour la fin du monde ou le Nouvel An". Je le dédie à Yaël qui mentionnait sur son blog sa découverte éblouie de La Llorona de Lhasa.

 

 




En attendant le Nouvel An (plutôt que la fin du monde), mes camarades du Cargo et moi-même sommes en train de préparer nos classements de fin d’année. Le mien ressemblera à ça :

 

ALBUMS

1. Who killed Amanda Palmer (Amanda Palmer)

2. Weather's coming (Phoebe Killdeer & The Short Straws)

3. Midnight boom (The Kills)

4. No, Virginia (The Dresden Dolls)

5. A thousand shark's teeth (My Brightest Diamond)

6. Garden of deceit (Palodine)

7. Krülle bol (This Is The Kit)

8. Third (Portishead)

9. Carried to dust (Calexico)

10. Games over (Laetitia Shériff)

 

CONCERTS

1. Amanda Palmer, La Boule Noire, 23/10/08

2. Tom Waits, Grand Rex, 24/07/08

3. My Brightest Diamond, Point FMR, 22/04/08

4. The Kills, Black Session, 10/06/08

5. Phoebe Killdeer & The Short Straws, Café de la Danse, 17/11/08

6. Eleni Mandell, Maroquinerie, 31/01/08

7. Laetitia Shériff, Boule noire, 02/06/08

8. Suzanne Vega, L'Alhambra, 19/10/08

9. Marissa Nadler, Maroquinerie, 20/05/08

10. Joseph Arthur, la Cigale (Fargo All Stars), 06/10/08

 

CHANSONS

1. Leeds United (Amanda Palmer)

2. Last day of magic (The Kills)

3. Night reconnaissance (The Dresden Dolls)

4. Black & costaud (My Brightest Diamond)

5. Jack (Phoebe Killdeer & The Short Straws)

6. Birchwood beaker (This Is The Kit)

7. Scar (Palodine)
8. Machine gun (Portishead)

9. Hullabaloo (Laetitia Shériff)

10. The gentleness of nothing (Jesse Sykes & The Sweet Hereafter)

 

La suite des tops devrait être mise en ligne ce soir, sans doute sur le blog du Cargo. En bonus, la vidéo quelque peu musclée de la chanson numéro deux de mon classement :





 

Et vous savez quoi ? Les photos de concerts (et autres), je pourrai désormais les imprimer moi-même, étant depuis ce matin l’heureuse propriétaire d’une imprimante toute neuve, vu que l’ancienne a rendu l’âme juste avant Noël et que j’avais plusieurs centaines de feuillets à imprimer là, maintenant, tout de suite. Je vous passe le détail des quinze allers-retours sous la pluie entre chez moi et la boutique avec l’engin pas franchement léger dans les bras, suite à quelques problèmes techniques. Fidèle à la manie qui me pousse à donner des surnoms idiots aux objets – j’expliquais récemment comment mon nouveau PC portable s’était retrouvé baptisé Half Jack – je n’ai pas pu m’empêcher de surnommer la bête Yog-Sothoth. Ben oui, c’est une imprimante "tout en un". Faudra que je lui présente mon Cthulhu en peluche. (Note nécessaire à l’intention des non-geeks qui passeraient par ici : chez Lovecraft, le Grand Ancien Yog-Sothoth est également appelé "le tout en un et un en tout".)

 

À part ça, même si j’apprécie le réveillon, et celui de demain soir devrait être sympa, je ne suis pas très fan de cette période de l’année. Surtout du gros coup de blues qui l’accompagne. Je ne peux jamais m’empêcher de faire le bilan de l’année écoulée, et celui de 2008 n’est pas génial dans l’ensemble. De très bons moments éparpillés sur toute l’année, mais avec un grand passage à vide le reste du temps. Pas forcément des tuiles ou des contrariétés, juste l’impression de me trouver dans une impasse et de ne pas trop savoir comment en sortir. Depuis quelques mois, ça devient étouffant. L’idée de déménagement est venue de là, l’envie d’une bouffée d’air frais, d’un changement de décor pour recommencer autre chose ailleurs. Ou peut-être de me débarrasser d’une mue qui ne me correspond plus – j’occupe ce studio, cette "enveloppe", depuis l’âge de 23 ans, et j’en ai maintenant 32. Je ne suis plus la même personne. J’espère pouvoir mener ce projet à bien et je commence d’ailleurs les visites demain, mais une conversation récente avec quelqu’un qui cherche également à acheter m’a rappelé un détail que je ferais bien de garder en tête : en ce moment, les banques sont très frileuses – et je suis une indépendante. Même si je trouve l’appartement, rien ne me garantit que j’obtiendrai un prêt.

 

Les bons moments de l’année ? Il y a eu d’abord tout ce qui tournait autour de la sortie de mes livres, les salons et signatures, bien que j’aie fini par frôler l’overdose. Notre-Dame-aux-Ecailles a été plutôt bien accueilli, mais je ne peux pas m’empêcher d’éprouver l’impression frustrante qu’il a été éclipsé par Serpentine et le sera toujours. Je sais que c’est un recueil moins percutant, mais c’est un livre auquel je suis très attachée et je trouve qu’il me ressemble davantage. Pas mal d’autres bons moments ont tourné autour de la musique, des concerts comme d’habitude mais aussi de deux nouveautés cette année : les progrès que je pense avoir fait en matière de photos de concert (merci le G9), et la possibilité grâce au Cargo de participer au tournage de sessions vidéos avec des artistes (notamment celle de My Brightest Diamond dont je garde un souvenir ému), d’en organiser quelques-unes moi-même (Eleni Mandell, This Is The Kit et en partie Jesse Sykes) et d’obtenir aussi des interviews : une d’Eleni Mandell et deux d’Amanda Palmer. Sinon, je m’aperçois que la plupart des bons souvenirs de l’année sont liés à des moments passés avec des amis, et aussi au fait d’avoir appris à mieux connaître certaines personnes. C’est finalement ce que je retire de plus positif de 2008, et ça a pas mal aidé à contrebalancer le reste.

 

Ce sera donc ma dernière entrée de 2008. Rendez-vous l’année prochaine. Passez tous un excellent réveillon, et bonne année à tous – y compris à ceux qui ne réveillonneront pas demain soir.

 

 

Par Mélanie Fazi - Publié dans : Bric-à-brac
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Dimanche 28 décembre 2008

Retour à Paris après quelques jours en famille, comme ça doit être le cas pour pas mal d’entre vous. J’espère que Noël s’est bien passé pour tous. De mon côté, j’ai passé la soirée du 24 parmi les ours, la preuve en images :



 


 




Comme vous pouvez le constater, ma tante aime bien décorer son appart avec des ours en période des fêtes. Réveillon sympa et plutôt chaleureux cette année. Une habitude qu’on a prise avec ma sœur depuis quelques années, c’est d’essayer de multiplier les petits cadeaux, ne serait-ce que pour l’effet de surprise, mes parents ayant plutôt tendance à nous demander à l’avance si on a besoin de quelque chose en particulier (pour moi, c’était mon nouveau portable cette année). Par exemple, il m’est arrivé plusieurs fois d’offrir des compilations personnalisées à ma mère ou à ma sœur, en bricolant une jaquette illustrée quand j’ai le temps. Et l’an dernier, j’avais offert à chaque personne un sachet de biscuits maison (cette année, j’ai remplacé par des orangettes). Ça me rappelle l’époque lointaine où je dessinais moi-même le menu de Noël, et aussi la seule année (nettement moins lointaine) où j’ai eu le temps de fabriquer mes cartes de vœux, après avoir traîné des heures dans les rayons du BHV pour acheter le matériel. Tout ça pour dire qu’il y a eu cette année plusieurs petites surprises qui m’ont bien fait plaisir. Entre autres, ma sœur a trouvé moyen de m’offrir un livre de Tonino Benacquista dont j’ignorais l’existence, alors que je croyais avoir tout lu de lui. Celui-ci s’appelle Le serrurier volant et il est illustré par Tardi. Benacquista fait partie des quelques auteurs qui plaisent à toute la famille, ne serait-ce que parce que La commedia des ratés nous a bien fait marrer – ce n’est pas mon livre préféré de lui, mais il a une manière de parler de l’Italie qui nous a rappelé pas mal de souvenirs. Sans compter que la résolution de l’énigme policière repose sur un détail typiquement italien, j’en rigole encore.

 

Autre cadeau particulièrement bienvenu, la première saison de Dexter que je n’avais encore jamais regardé, même si j’en entendais pas mal parler. Moi qui suis entourée de fans de séries télé qui en parlent souvent et me donnent hyper envie de tout voir, je suis constamment à la ramasse – cette année, je crois n’avoir vu que Desperate housewives et Twin Peaks. Du coup, j’apprécie quand ma frangine a la bonne idée de m’en offrir, comme elle l’avait déjà fait l’an dernier avec la première saison des 4400. Je n’ai vu que deux épisodes pour l’instant mais j’aime beaucoup cette idée d’un psychopathe que son flic de père adoptif a dressé à devenir un « monstre utile » qui ne s’en prend qu’aux criminels. Le personnage est intéressant, maintenant j’attends de voir comment ils parviennent à développer cette idée sur toute une série. J’ai eu la surprise d’y retrouver Julie Benz que je connais surtout pour son rôle de Darla, personnage très secondaire de Buffy qui a pris une belle ampleur dans Angel – certains des meilleurs passages de la série tournaient autour du quatuor de vampires (Angel/Spike/Druscilla/Darla) et de leurs relations à travers les siècles.

 

Toujours grâce à ma sœur, je viens de voir le premier épisode de Weeds qui m’a assez plu pour me donner envie de regarder la suite. La geek en moi n’a pas pu s’empêcher de noter que la musique était signée de Joey Santiago, ex-Pixies. Et je suis fascinée par le phénomène qui consiste à retrouver depuis quelques années au générique de séries télé des acteurs que je me rappelais avoir découverts au ciné dans ma grande période cinéphile il y a une douzaine ou une quinzaine d’années. Ici Mary-Louise Parker que je me rappelais de Beignets de tomates vertes, mais l’exemple le plus frappant est Hugh Laurie qui cartonne aujourd’hui en Dr House mais qui reste avant tout pour moi un des acteurs du Peter’s friends de Kenneth Branagh.

 

Maintenant que Noël est passé, la fin de l’année et le réveillon du 31 approchent à grands pas. J’avoue que j’appréhende toujours le gros coup de mou du 1er janvier, même si je pense qu’il sera moins brutal cette année, vu que j’aurai de quoi occuper mes mois de janvier et février (la période de l’année que j’aime le moins). Cette histoire de recherche d’appartement commence à tourner à l’idée fixe, mais j’ai enfin commencé à appeler les agences et je démarre bientôt les visites. Je suis impatiente mais un peu stressée. Je ne peux pas m’empêcher de trouver ça intimidant, d’autant que j’ai très peu d’expérience de ces choses-là. Mon premier studio dans le 16ème, qui était mignon comme tout mais minuscule, je l’avais visité avec mon père et le premier visité avait tout de suite été le bon. Mon appart actuel, je l’avais trouvé grâce à une amie qui l’occupait avant moi mais le trouvait trop sombre (ce en quoi elle avait raison). J’avais visité une poignée d’appartements avant ça, mais pas beaucoup. Là, j’ai l’impression d’un grand saut dans le vide. Surtout que dans la mesure où je n’ai pas encore commencé les visites, je me demande ce que je peux réellement obtenir pour le prix que j’ai fixé sur les conseils du courtier que j’ai consulté. Je commence à savoir ce que j’aimerais trouver, mais quelles attentes sont ou non raisonnables par rapport à mon budget ? Suspense. J’espère ne pas trop galérer. Mais passé la trentaine, je m’aperçois que certaines choses que je considérais comme allant de soi dans l’enfance et auxquelles j’avais renoncé ensuite, comme le fait d’avoir une chambre séparée ou une machine à laver, commencent vraiment à me manquer. Je supporte de moins en moins mon appartement actuel. J’aimerais vraiment trouver un appartement non seulement plus agréable à habiter, mais plus accueillant pour y recevoir des gens.

 

Pour finir sur une nouvelle vidéo de saison, avec un peu de retard, je voulais signaler un chouette petit projet monté par mes camarades du Cargo. Renaud cherchait une idée originale pour la 100ème session vidéo et a décidé de faire un numéro "spécial Noël". Avec l’aide d’autres matelots, il a rameuté des artistes avec qui il avait déjà travaillé en leur demandant d’interpréter chacun une chanson en rapport avec Noël. Ce qui donne un montage d’une heure joyeusement bordélique et éclectique. Des vidéos toutes simples, des choses plus travaillées, des ambiances bon enfant (comme This Is The Kit qui nous avaient déjà offert une session rigolote où leur petite fille cherchait à leur piquer leurs instruments, et qui récidivent dans la veine "garderie") ou au contraire assez inquiétantes (Oslo Telescopic, L’Enfance Rouge). Vous pouvez regarder tout le montage d’une traite sur cette page, ou tricher un peu en regardant tout ça par petits bouts sur YouTube. Je vous laisse avec une de mes vidéos préférées de la série, celle de Lozninger.



 

 

 

Par Mélanie Fazi - Publié dans : Bric-à-brac
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Mardi 23 décembre 2008
Une dernière vidéo de saison, qui s'imposait :




Ce passage contient la réplique de Zézette qui me fait le plus marrer (au point que j'ai voulu l'installer en bruitage sur mon ordinateur, mais je ne l'ai jamais trouvée sur le Net) : "Mais oui Thérèse, il est drôlement dangereux ! Il a mis ma télé à la consigne, il a bouffé le ticket."

Sinon, la grande joie de ces derniers jours : les retrouvailles avec mon G9 bien-aimé. Enfin pas tout à fait le même, pas le G9 volé qui se balade désormais je ne sais où, mais un clone parfait avec qui l'entente a été aussi immédiate que cordiale, la preuve en images. Je ne vous raconte pas le bonheur que ça a été d'avoir de nouveau cet appareil en main et de retrouver tous les réflexes acquis depuis un an. Je ne me rendais pas compte à quel point on s'habituait à ces choses-là - même au simple fait de reconnaître sa taille et son poids dès que je le prends en main. Ce n'est pas juste un appareil, c'est mon appareil à moi.











(Oui, un G9 ne peut être tout à fait à moi qu'après avoir passé le test de l'autoportrait-dans-un-miroir, pourquoi ?)

Certains d'entre vous, qui m'ont croisée dans les périodes où mes gènes italiens se réveillent en me donnant des envies de cuisiner (avoir eu une grand-mère paternelle qui faisait la pasta à la main, ça doit laisser des traces), auront reconnu ci-dessus des orangettes qui attendent d'être enrobées de chocolat. Le plat d'oranges à la cannelle ci-dessus provient du même fruit histoire de ne pas gâcher, mais là, l'idée est de ma mère (le résultat aussi).

Sur ce, je vous souhaite à tous de passer un chouette réveillon de Noël en bonne compagnie, avec de la bonne bouffe, plein de zolis cadeaux et plein de bonnes ondes. Y compris, voire surtout, à ceux qui n'aiment pas Noël.

Par Mélanie Fazi - Publié dans : Bric-à-brac
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Dimanche 21 décembre 2008

 

Pour continuer avec les vidéos de saison, la HPLHS (HP Lovecraft Historical Society) et moi-même avons le plaisir de vous offrir ce nouvel intermède musical, intitulé Cthulhu Lives. Paroles incluses ci-dessous en bonus.

 


 


 

The Deep Ones wait you know

Swimming in the sea;

Their numbers they will grow,

Swimming safe and free!

He’s not dead but dreams,

Until that fateful day

When they set the Old Ones free

On mankind’s final day!

 

Oh! Cthulhu lives, Cthulhu lives, deep down in the sea

In the city of R’lyeh, waiting to be freed.

Oh! Cthulhu lives, Cthulhu lives, deep down in the sea

In the city of R’lyeh, waiting to be freed!

 

Pendant ce temps, je boucle mes valises pour aller passer Noël en région dunkerquoise, mais je reviendrai sans doute poster une dernière vidéo de saison en direct du Grand Nord. Il est temps que je parte de chez moi avant d’avoir vidé les trois kilos de jelly beans qu’une amie m’a rapporté hier de Houston – j’ai déjà fini le sachet de jelly beans à la margarita. Ne faites pas cette tête-là, ce n’est pas pire que l’addiction aux bonbons Haribo (je plaide coupable pour ça aussi). Je me suis également fait livrer du jerky (des morceaux de bœuf séché dont je suis également accro), des grits (une sorte de semoule de maïs que j’ai découverte en mars à Houston) et des Nutter Butter, biscuits au beurre de cacahuètes qui sont d’ailleurs en forme de cacahuètes. Ils ont dû être commercialisés brièvement en France, puisque j’ai souvenir d’en avoir acheté quand j’avais quatre ou cinq ans dans un supermarché en face de chez ma grand-mère. Je me rappelais précisément leur goût, leur forme et jusqu’à la couleur de leur emballage, autant vous dire que j’avais été sidérée de retomber dessus aux USA et que je ne rate jamais une occasion d’en rapporter ou de m’en faire livrer. Quelqu’un m’a fait remarquer un jour que c’était le principe exact de la madeleine de Proust. C’est sans doute moins classe, mais il y a de ça.

 

En attendant de récupérer mon nouvel appareil photo, j’ai eu l’occasion de m’amuser un peu avec un reflex, ce qui me démangeait depuis un bail. Résultat des courses : d’un côté, c’est vrai que c’est nettement plus lourd et plus bruyant (et encore, l’objectif n’était pas monstrueux). D’un autre côté, au niveau du rendu de l’image et de la profondeur de champ, ça n’a vraiment rien à voir. Cela dit, je sens nettement que je ne maîtrise pas la bête, ce qui m’a rappelé que mon G9 me manquait – j’aime le confort qui s’installe quand on commence à bien connaître son appareil et que les réflexes (sans mauvais jeu de mots) s’installent. Là, ça m’a donné l’impression d’avoir entre les mains un appareil nettement plus puissant mais avec lequel je ne pouvais que tâtonner. Le rendu est cent fois meilleur – mais du coup, c’est plus difficile de trouver le bon angle et le bon cadrage. Un reflex entre mes mains, ça donne ce genre de choses :

 


 


 

… faisant ainsi mentir la loi physique qui veut que sur mes photos de bars, les bières soient toujours plus nettes que les gens. Cela dit, je n’avais jamais vérifié si ça s’appliquait aussi aux canards, fussent-ils punks.

 

Dernière chose : je ne remercie pas la personne qui a eu la brillante idée, vendredi dernier – soit une semaine jour pour jour après mon cambriolage – d’appeler deux fois chez moi en l’espace d’une heure et de raccrocher sans avoir prononcé un mot. Évidemment, il a fallu que ça tombe un jour où j’avais prévu de sortir en soirée. Ça devait être pour la nécessaire bouffée d’adrénaline commémorative de l’événement. Je ne vous raconte pas comme j’ai flippé, mais l’appart était toujours là quand je suis rentrée à une heure du matin. À part ça, tout baigne, j’ai arrêté d’avoir peur de me faire mordre par ma porte d’entrée et je n’ai même plus besoin de jouer au Bene Gesserit quand je rentre chez moi ("I will not fear, fear is the mind killer", tout ça).

 

Si ça se trouve, c’est encore un coup des Grands Anciens.

 

PS : Le cambriolage a d’ailleurs éclipsé un autre événement survenu le même jour, à savoir la confirmation définitive et officielle que mes trois livres parus chez Bragelonne (Arlis des forains, Serpentine, Notre-Dame-aux-Ecailles) seront repris en poche chez Folio SF. Ça commencera avec Serpentine début 2010. J’aurai le temps d’en reparler d’ici là.

 

 

Par Mélanie Fazi - Publié dans : Bric-à-brac
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Mercredi 17 décembre 2008

Pour continuer dans les vidéos saisonnières, je dédie celle-ci à Daylon s’il passe dans le coin :

 

 

 


Ça doit être la période des fêtes qui veut ça mais j’ai des envies de revoir Gremlins, c’est grave docteur ?

 

Et pour compléter l’intermède musical de la semaine dernière, la session acoustique de Jesse Sykes au Père-Lachaise est maintenant visible ici sur le Cargo, et mes photos (une de mes séries préférées parmi celles que j’ai postées sur le webzine) sont ici.

 

Pour en revenir au sujet principal de ces derniers jours, je ne sais pas trop quoi répondre aux gens qui me demandent comment ça va par rapport au cambriolage. Depuis que c’est arrivé, j’entends dire et répéter que c’est un incident très violent qui peut être assez difficile à gérer psychologiquement. Sauf que je ne le ressens pas du tout comme ça, ou je n’en ai pas l’impression en tout cas. Ou alors, je suis trop sonnée pour m’en rendre compte, ce qui est possible aussi. Je suis assez déroutée par le calme et le détachement dont je fais preuve quand j’y pense. C’est vrai que je me suis fait une bonne grosse frousse vendredi et que ça m’est un peu retombé dessus lundi, quand je me suis pour la première fois absentée pendant les horaires de bureau. C’est vrai qu’en rentrant chez moi, mon premier réflexe est encore de vérifier que la porte est intacte et l’appart en ordre. C’est vrai aussi que je garde tout le temps les volets fermés (en même temps, ce studio est tellement sombre que ça ne fait pas grande différence). Mais à part ça, je ne ressens rien de particulier par rapport à l’incident. Et ça m’inquiète un peu. J’y pense tout le temps, mais de manière assez factuelle en quelque sorte : tout comme je sais qu’on est en hiver et que les fêtes approchent, je sais que j’ai été cambriolée – c’est là en toile de fond, mais ça ne va pas plus loin. Mais comme ma nature est d’angoisser tout le temps et pour tout, ça me dérange un peu d’être capable de me dire froidement "Quelqu’un est entré ici et a fouillé dans mes affaires" sans rien ressentir de particulier. Ça devrait être beaucoup plus violent que ça. Comme il n’y a aucun dégât visible, j’ai presque l’impression que ce n’est pas arrivé. Je sens juste de manière très, très vague mais constante qu’il y a "un truc qui ne tourne pas tout à fait rond".

 

Pour ce qui est de ma recherche d’appartement, je laisse passer les fêtes – je suis plus concentrée sur les courses de Noël, le séjour familial de la semaine prochaine et la visite imminente d’une amie qui habite à Houston et que je ne vois pas souvent. Mais je me promets de commencer ma recherche effective début janvier au plus tard, au lieu de tourner autour des annonces en me demandant "quel quartier, quelle surface ?". Ce que je n’ai pas précisé dans les entrées précédentes, c’est qu’il s’agirait cette fois d’acheter un appartement. Démarche forcément intimidante, même si j’ai apprivoisé l’idée à force de me renseigner et d’y réfléchir ces derniers mois. Et puis j’ai assez traîné chez Habitat et autres magasins du même genre ces derniers temps pour me rendre compte que l’envie d’un nouvel espace à décorer est bien présente. Ça tombe bien, moi qui déteste janvier, ça me donnera de quoi m’occuper.

 

 

Par Mélanie Fazi - Publié dans : Bric-à-brac
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Profil

  • : Mélanie Fazi
  • reves-de-cendre
  • : 29/11/1976
  • : Paris
  • : Dunkerquoise de naissance, Parisienne d'adoption, traductrice de métier, auteur de nouvelles et romans fantastiques et grande fan de musique devant l'éternel.

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