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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 15:26

Alors c’est vrai qu’Oren Bloedow et Jennifer Charles n’étaient pas au mieux de leur forme, ils étaient tous les deux crevés et/ou malades et ça se ressentait pas mal. Plusieurs fans qui les ont souvent vus sur scène étaient un peu déçus. Mais quand même, je n’ai jamais vu de concert d’Elysian Fields qui ne réserve pas au moins quelques moment superbes. Comme je m’y attendais, les morceaux du dernier album The Afterlife passent beaucoup mieux en live que sur disque. L’album n’est pas mauvais, loin de là, mais le précédent (Bum raps and love taps, peut-être mon préféré) avait amorcé un tournant assez radical et cet album-ci, beaucoup plus sage, me fait l’effet d’un pas en arrière. Ce n’est peut-être pas un hasard si les meilleurs moments du concert, à l’exception d’un très beau duo entre Oren et Jennifer (Ashes in winter light) et d’un inédit chanté par Oren, étaient des morceaux plus anciens. Cities will fall et Tides of the moon, toujours envoûtants sur scène, le génial Lame lady of the highways, morceau le plus bizarre et inquiétant de Bum raps and love taps (souvent qualifié de "lynchien" d’ailleurs). Et puis au rappel, cette petite chanson baptisée We’re in love qui clôt Bum raps and love taps en douceur, l’air de rien, mais qui me prend aux tripes depuis la première fois que je l’ai entendue en live. Je ne suis pas sûre de bien comprendre le texte mais ça remue pas mal de choses. Interprété en duo, avec simplement la voix de Jennifer et la guitare d’Oren, c’est mélancolique et intimiste à souhait. Jennifer avait l’air émue en chantant ce morceau, je ne l’étais pas moins.

 










Côté photos, je ne m’explique pas bien pourquoi j’ai davantage galéré que lorsque je les avais photographiés en 2006 avec mon vieux Powershot A80. Question d’éclairage peut-être ? Entre les contre-jours et les angles peu flatteurs, j’ai eu du mal à obtenir des photos dont je sois satisfaite. J’étais trop loin d’Oren, trop près de Jennifer. À une exception près, un portrait d’Oren assez net mais très classique, toutes mes photos couleur sont fades ou ratées – je suis passée assez vite au sépia pour essayer de rattraper le coup et je trouve que ça ne colle pas plus mal. Pour la mise en ligne sur le Cargo, je devrais partager une page avec Micky, qui aura un résultat très différent : pas le même angle, pas le même matos, pas le même regard, pas la même expérience (ou absence d’icelle en ce qui me concerne). J’aime beaucoup celle-ci notamment.


 

 




Prochain concert fin avril, pour voir Eleni Mandell aux "Femmes s’en mêlent", le festival où j’étais devenue instantanément fan en la découvrant lors de l’édition 2003. Il faut dire qu’elle avait très largement volé la vedette à Lisa Germano qui passait juste après et pour qui j’avais acheté ma place. Je parlerai peut-être ici de son très chouette album Artificial fire, mais je me laisse le temps de finir de le découvrir.

 

À propos de tout autre chose : relu et corrigé ce matin les épreuves de "Dragon caché". C’est souvent très agréable de relire un texte qu’on a laissé reposer plusieurs mois, surtout quand on le voit dans sa mise en page définitive. Lors de ma relecture précédente, j’avais tiqué sur un aspect de la fin (moins le contenu que l’écriture). Ce matin, j’ai trouvé que ça passait tout seul. Le texte n’est pas sans défauts, mais je suis attachée à son ambiance, à ses personnages et j’ai vraiment pris plaisir à le relire tout à l’heure. J’ai hâte de le voir sortir. Je me demande comment il sera reçu.

 

Et sinon, note à mon moi de la semaine dernière qui écrivait qu’il faisait un temps à ranger pulls et manteaux : il fait surtout un temps à attraper la crève chaque fois qu’on sort en jupe. J’ai testé deux fois cette semaine. Vivement le vrai printemps.

 

 

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Published by Mélanie Fazi - dans Musique
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commentaires

Al' 12/03/2009 02:18

Là j'écoute set the grass on fire, c'est Flash Gordon, et pourtant le rythme, le jeu de la batterie, me font penser à un pow-wow, comme dans Navajo des Black Lips...

Al' 12/03/2009 02:12

Ce n'est pas grave, keep up the good job ! Il y a des périodes où l'on s'empiffre, d'autres où l'on picore... on mâche vite, on digère lentement; peu importe, pourvu que la cuisine soit bonne !

Al' 12/03/2009 01:44

Il faut que je te dise, Mélanie, que je ne rate pas une miette de ton blog, notamment et entre autres, parceque tu sais dénicher ces groupes qui parlent à l'âme sans s'arrêter par la case départ. Bon, cela dit, je ne t'ai pas attendue pour aimer PJ Harvey, Nick Cave ou Arcade Fire, mais là je commence à te considérer comme un dealer de confiance... Il est tard, je ne sais pas si je me suis bien exprimé, mais l'idée générale, c'est un compliment à ton goût.

Mélanie Fazi 12/03/2009 01:54


Merci pour le "dealer de confiance", j'aime beaucoup l'expression. ;)
Après, je dois préciser que je fais beaucoup moins de découvertes qu'avant, je tourne un peu en boucle autour des mêmes groupes. Une fois par an, y a juste une Jesse Sykes ou une Amanda Palmer qui
me tombe dessus avec tout l'impact du poids de 16 tonnes des Monty Python, mais je défriche beaucoup moins qu'il y a quelques années.


Al' 12/03/2009 00:46

avec le sépia, j'ai eu l'impression curieuse qu'il s'agissait d'un groupe de jazz... A part ça j'écoute bum raps... en boucle, et je crois que ma préférée c'est duel with cudgels à cause de sa douce montée...

Mélanie Fazi 12/03/2009 01:24


En même temps, leur musique vient pas mal du jazz, notamment dans certaines ambiances, donc ça se tient...
J'adore 'Duels with cudgels', entre autres pour la rupture de ton entre la partie instrumentale du début et la suite. Sur cet album, j'ai aussi un gros faible pour la chanson titre que je trouve
vraiment poignante. Mais ça tient en partie aux paroles et au thème (chanson écrite après la mort de la grand-mère de Jennifer Charles qui était atteinte d'Alzheimer, ça parle de l'oubli
progressif et de l'imminence de la mort, j'adore les envolées quasi lyriques de ce morceau).


micky 10/03/2009 18:10

Moi je suis assez régulièrement bluffé par ton G9, en sensibilité et en profondeur de champ, il peut pas rivaliser avec un reflex équipé d'un bon objo mais sinon il est bien meilleur que mon A95 (le successeur du A80), et tout à fait utilisable en concert si la lumière suit

Mélanie Fazi 10/03/2009 20:11



Moi, c'est surtout en extérieur qu'il m'a bluffée, j'ai été assez scotchée notamment l'an dernier quand j'ai vu le rendu des photos de la session de My Brightest Diamond, je ne m'étais pas rendu
compte que je pouvais obtenir ça. En live évidemment, on dépend énormément de l'éclairage mais c'est vrai que dans de bonnes conditions, il peut donner des choses assez sympa. A condition de ne
pas comparer avec le rendu d'un reflex. ;)



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