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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 11:02

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En ce lundi 31 octobre, souhaitons bon courage à toutes les citrouilles (y compris celle que j'ai sacrifiée rituellement hier soir dans ma cuisine pour la transformer en tarte). Je ne sais pas pour vous, mais la perspective de passer la soirée à me goinfrer de tarte maison devant des films fantastiques a le don de me mettre de très bonne humeur. Ça devrait être soit Carrie, soit Les Autres, voire les deux.

 

Première séance hier soir pour se mettre dans l’ambiance avec Rosemary’s Baby. J’avais oublié à quel point l’ambiance de ce film est singulière. L’histoire est classique mais la mise en scène l’est nettement moins. Le malaise est renforcé par le parti pris de renforcer les aspects les plus grotesques (comme le visage grimaçant de la sinistre voisine des Woodhouse) tout en fonctionnant au premier degré de manière parfaitement sincère. D’où l’impression que les scènes incontournables du genre ne sont jamais montrées telles qu’on les attendrait. J’ai été marquée notamment par cette scène où Rosemary se réfugie chez le Dr Hill juste avant son accouchement et lui déballe toute son histoire. À mesure que le récit avance, même le spectateur qui la suit et la croit finit par n’y entendre que le délire d’une folle paranoïaque. Et que dire de cette longue scène finale dans le salon des voisins, si ce n’est qu’elle est délicieusement malsaine.

 

Rubrique agenda : j’ai déjà annoncé ici la soirée du 15 novembre à la librairie Scylla à laquelle je participerai en compagnie de Lisa Tuttle, Ian McDonald, Lucius Shepard et quelques autres. Le 29 novembre, je serai également à Vitré pour une rencontre à la médiathèque Madame de Sévigné, à partir de 20h. Et le 10 décembre, aux Rencontres de l’Imaginaire de Sèvres où je présenterai notamment le recueil de Lisa Tuttle, Ainsi naissent les fantômes.

 

Pour finir, quelques liens vers des choses postées ici et là. Une « interview automatique » pour le site Insect TV, sur le principe sympathiques des neuf mêmes questions posées à tous les participants (interview accompagnée de trois photos originales : visage, main, outil de travail). Les archives de l’interview-chat réalisée récemment sur le forum L’Alchimie des mots. Et quelques papiers postés sur le Cargo : chroniques des albums de Phoebe Killdeer & The Short Straws et My Brightest Diamond, d’un concert de Phoebe Killdeer, du film  We need to talk about Kevin (dérangeant mais pas totalement abouti), de la sixième saison de  Doctor Who en essayant de la replacer dans son contexte pour les néophytes.

 

Musique de circonstance : attention, ça vous reste dans la tête toute la journée.

 

 

 

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 19:49

  

Une hypothèse un peu saugrenue m’a traversée l’autre jour, et m’a semblé établir un lien entre des questionnements récents et des sujets déjà abordés ici même. Je farfouillais dans une série de vieilles photos de famille quand une citation d’un livre que je n’ai pas lu (The Go-Between de L.P. Hartley) m’est revenue : « The past is a foreign country: they do things differently there ». C’était exactement ça : je contemplais des photos d’autres gens, dans un autre pays, avec l’impression pour la première fois de comprendre cette phrase à un niveau viscéral. Le monde et le temps qu’ils habitaient n’étaient pas les miens, et eux étaient figés dans un passé encore vierge de tout un tas d’événements à venir.

 

J’ai connu pas mal de moments comme celui-là ces derniers mois : on tombe sur une phrase qui reflète très exactement un vécu ou un ressenti, comme si l’auteur avait lu nos pensées et trouvé les mots les plus précis pour les traduire. Je l’ai vécu avec Mrs Dalloway, plus récemment avec Kafka sur le rivage – j’allais ajouter T.S. Eliot mais lui a plutôt eu l’effet inverse, celui de me montrer la puissance insoupçonnée de la suggestion détachée de toute explication. J’adore ces petits instants où l’on se sent soudainement relié à quelque chose d’essentiel de l’expérience humaine. Quelque chose que tout le monde a vécu et que quelqu'un a soudain trouvé comment décrire.

 

D’où ma question : et si c’était ça, vieillir ? Comprendre de manière viscérale un nombre toujours croissant d’œuvres et de citations, y reconnaître de plus en plus son propre vécu, jusqu’à avoir exploré la gamme la plus vaste possible de l’expérience humaine ?

 

C’est peut-être une forme de « crise de la trente-cinquaine », mais ce questionnement-là me travaille pas mal. Plus le temps passe et plus je prends en grippe le vieux cliché trop souvent associé au rock, « vivre vite et mourir jeune », dont je parlais ici suite au décès d’Amy Winehouse. (Entre parenthèses, j’avoue être assez dégoûtée par l’hypocrisie des médias sur le sujet : ceux-là même qui lui crachaient dessus sont maintenant les premiers à faire ses louanges en couverture.) Les artistes qui m’intéressent le plus ne sont pas tellement ceux qui donnent tout dans leurs premiers albums puis épuisent leur talent ou lâchent carrément l’affaire, mais ceux qui savent vieillir. C’est une des raisons de l’admiration sans bornes que je voue à PJ Harvey, que l’on voit mûrir, tâtonner et grandir à travers ses albums : ce n’est pas à vingt ans qu’on peut écrire Let England Shake. Même chose pour toutes les formes d’expression, je crois : pour parler d’une autre œuvre qui m’a marquée, Nancy Huston non plus n’aurait pas pu écrire Dolce Agonia avant d’approcher de la cinquantaine. Dans une interview récente, Jesse Sykes, autre artiste à l’évolution passionnante, fustigeait les groupes de petits jeunots qui se vantent avec arrogance de faire « de la musique positive pour des gens positifs ». Le genre de propos qu’on tient à vingt ans avant que la vie ne nous apprenne que les choses peuvent mal tourner, répondait-elle en substance, ce que j’avais trouvé particulièrement bien vu.

 

Ce n’est pas qu’on soit plus intelligent à trente, quarante, cinquante ans qu’à vingt ; c’est qu’on commence à avoir vécu assez pour comprendre des notions qui ne s’intègrent qu’avec un peu d’expérience. La perception changeante du temps qui passe, la conscience de ce qui est propre à chaque époque qu’on traverse, le regard qu’on porte sur les relations humaines et beaucoup d’autres choses… Dans dix ou quinze ans, je trouverai sans doute ma vision actuelle du monde terriblement naïve, et je crois que c’est une bonne chose. C’est le signe qu’on grandit. Je suis de plus en plus persuadée qu’être adulte, ce n’est pas quelque chose qui se produit du jour au lendemain à un âge donné : ça s’apprend petit à petit, et c’est peut-être le cheminement de toute une vie. Peut-être simplement que certains sont plus doués pour ça que d’autres ? Ces derniers temps, j’enchaîne des rêves assez cocasses sur le sujet, où tout le monde me pousse vers l’âge adulte (symbolisé par un espace rien qu’à moi, voire par mon appartement actuel vu comme un endroit lumineux et douillet), et où je suis la seule à ne pas encore avoir compris que je peux l’investir tout entier. Ça viendra, j’espère – tout comme j’espère que l’écriture suivra le même chemin.

 

En écrivant sur le vieux cliché du rock un peu plus haut, je m’interrogeais sur un possible équivalent littéraire. Emily Brontë peut-être ? C’est vrai que Les Hauts de Hurlevent est assez rock’n’roll dans son genre. Certains considèreront sans doute que c’est, littérairement parlant, un destin assez enviable : ne publier qu’un seul roman, mais une œuvre coup-de-poing. Personnellement, je ne peux pas m’empêcher de me demander ce qu’aurait pu écrire une Emily Brontë de cinquante ans. Ni ce que le monde y a finalement perdu.

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 13:47

Auguste lectorat, si tu permets que je t’appelle Auguste et que j’emprunte l’expression ™ à Lionel Davoust sans qu’il ne me réclame de droits, j’espère que tu me pardonneras mon silence de ces dernières semaines. J’ai passé mes journées immergée dans la traduction de Warbreaker de Brandon Sanderson (roman d’un tout petit million de signes, une paille comparé à Fils-des-brumes) et mes soirées perdues dans les méandres de Silent Hill 3 ou les grands espaces du très chouette jeu de western Red Dead Redemption. Le reste du temps, je me creuse la cervelle pour honorer deux commandes de nouvelles d’ici la fin de l’année. Bref, en l’absence de temps et/ou de motivation, vous aurez échappé entre autres à une entrée comparative sur les différentes reprises du plus beau générique de série de ces derniers temps, celui de Game of Thrones – la série est diffusée depuis moins de trois mois et voilà qu’il existe déjà une reprise métal, une autre au violon, et une version imitant les musiques de jeux vidéo 8 bits. Vous aurez aussi coupé à des réflexions brouillonnes sur des thèmes qui me travaillent pas mal, notamment l’inévitable schizophrénie qui me semble accompagner l’acte de création. En schématisant, comment gérer le fait que ce que l’on considère comme une qualité nécessaire chez un auteur soit aussi un défaut rédhibitoire chez un être humain, comment porter un regard différent sur le monde sans que ce regard finisse par être complètement tordu dans la vie de tous les jours, et autres questions du même genre. J’en reparlerai peut-être plus tard (ou peut-être pas), mais tout ça m’interpelle pas mal.

 

Mais ce n’est pas le sujet de l’entrée du jour. J’avais déjà parlé ici de Little Big Planet, jeu de plateforme mignon comme tout qui permet de créer ses propres niveaux, ce qui a permis à pas mal de joueurs de se lâcher de manière extrêmement créative. Je viens de découvrir qu’il existe notamment pas mal de niveaux revisitant des scènes de film, quand elles ne recréent pas carrément des classiques du jeu vidéo. Je suis tombée sur des niveaux inspirés par Les Simpson, Resident Evil, ou encore Super Mario :

 

 

 

 

Et surtout, là où je suis restée en arrêt devant l'inventivité de certains, c’est quand j’ai découvert le nombre de niveaux inspirés par Silent Hill. Notamment celui-ci, qui rejoue les dix premières minutes de Silent Hill 2 :

 

 

 

 

Pour ceux qui voudraient comparer, l’original est visible ici. Je suis aussi tombée sur un niveau qui met en scène un petit Pyramid Head mimi tout plein (pour ceux qui n’ont pas joué à Silent Hill 2, c’est un peu comme imaginer Freddy Krueger ou le Pinhead de Hellraiser représenté par un ours en peluche). Recréer un jeu à l’intérieur d’un autre jeu, comme mise en abyme, je trouve ça assez fort.

 

J’en entends certains grommeler dans le fond « Elle commence à nous gaver avec Silent Hill. » Mais ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve face à un authentique chef-d’œuvre du jeu vidéo qui continue à vous hanter des semaines après la fin. Je sais ne pas être la seule à penser qu’il y a un avant et un après Silent Hill, ni la seule qui ait eu du mal à en revenir ensuite. Voilà quelques jours que je joue à Silent Hill 3, et même si je le trouve excellent, moins répétitif que les précédents et extrêmement prenant, j’ai déjà le sentiment que le meilleur de la série est derrière moi et que rien n’égalera jamais la claque de Silent Hill 2, sa richesse ni sa puissance symbolique et psychologique. Mais j’espère me tromper.

 

  

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 14:28

Pour ceux qui auraient raté les diffusions sur Nolife de Fantasy Stars, le documentaire d'Olivier Gand sur les auteurs de fantasy et les jeux vidéo (featuring Fabrice Colin, Mathieu Gaborit, David Calvo, Laurent Genefort et ma pomme), l'émission est encore visible en streaming sur le site de Nolife. Je ne sais pas combien de temps elle le sera encore. Je me demandais récemment dans quelle mesure, quand on fait un métier en rapport avec une passion de longue date, une partie de nos objectifs ne sont pas dictés par l'envie de concrétiser de vieux fantasmes d'adolescence. Tout ce que je sais, c'est que l'ado de 13/14 ans que j'étais, et qui passait son temps à feuilleter Amstrad 100% et à jouer à Barbarian et autres Arkanoid, aurait adoré l'idée de passer sur une chaîne consacrée aux jeux et à la culture geek en général. Je ne vais pas faire la blasée, l'expérience m'a vraiment amusée.

 

Autre manière de retomber un peu en adolescence : profiter de trajets en train pour relire Mad Movies et L'Ecran Fantastique comme au bon vieux temps où je dévorais ces deux revues. C'est généralement le signe que je suis en manque de fantastique et que j'ai besoin de mon fix. Suite à un article lu dans L'Ecran Fantastique, j'ai commencé par tester Marchlands, mini-série fantastique anglaise racontant l'histoire de trois familles qui habitent la même maison à trois époques différentes (années 1960, 1980 et 2010) et qui sont, de différentes manières, confrontées à la présence du fantôme d'une petite fille morte noyée. La série m'a emballée et un peu déçue à la fois. Du côté des plus : une interprétation excellente, des personnages bien campés, et surtout un parti pris intéressant de mise en scène, qui joue sur les décors et les lieux pour créer le lien entre les époques. On y voit trois familles se lever le matin, déjeuner, prendre le bus au même arrêt, dans des décors que le temps a transformés. L'effet produit donne vraiment un cachet particulier à la série. Du côté des moins, en revanche : une intrigue qui finit par tourner un peu en rond et qui ne tient pas toutes les promesse d'un début réellement saisissant ; une histoire de possession finalement très classique dans la partie 1980 ; une partie contemporaine moins prenante que les autres, faute d'attachement réel aux personnages ; et une résolution un peu décevante, quoique surprenante. Ceci étant dit, Marchlands mérite le coup d'oeil.

 

Autre tentative d'immersion fantastique : le Silent Hill de Christophe Gans, dont je gardais un mauvais souvenir mais que je voulais revoir en tant qu'adaptation d'un jeu qui m'avait, entre temps, énormément marquée (voir l'entrée précédente à ce sujet). Le film m'énerve peut-être encore plus qu'avant, même si je dois lui reconnaître d'évidentes qualités plastiques et techniques. Visuellement, on plonge pour de bon dans Silent Hill, et la ville fantôme est presque aussi vivante dans le film que dans les jeux, notamment grâce au travail sur la bande-son. Certaines séquences réussissent à reproduire le ressenti des jeux, surtout au tout début, ce qui n'est pas un mince exploit. Pour le reste, on n'est pas loin du ratage intégral. Là où certaines adaptations souffrent de ne pas s'éloigner du matériau d'origine, Silent Hill a paradoxalement le problème inverse : lorsqu'il colle fidèlement au jeu, le résultat est très beau. Lorsqu'il s'en éloigne, c'est le chaos, et pas dans le bon sens du terme. Le principal défaut du film, pour moi, consiste à avoir conservé des éléments centraux (certains monstres et certains personnages) en les privant de la dimension symbolique qui leur était associée. Rien ou presque n'était gratuit, dans les jeux ; l'imagerie enfantine et médicale, par exemple, finissait par trouver une explication glaçante mais parfaitement logique. Ici, plus rien ne tient la route, on est dans un collage maladroit plutôt que dans une intrigue réfléchie. Par-dessus le marché, je ne comprends pas l'intérêt d'avoir conservé le personnage central d'Alessa, une fillette à l'histoire tragique indissociale de celle de la ville, si c'était pour modifier entièrement le pourquoi du comment. Exit la dimension occulte de son histoire, qui pouvait expliquer l'ampleur terrifiante des conséquences et l'aspect résolument autre de la ville ; on la remplace par une vague explication psychologique ratée. D'une figure absolument terrible, presque un fantôme, que l'on pourchassait tout au long du jeu, on essaie de faire un monstre grotesque à la Ring, atrocement mal incarné par une Jodelle Ferland crispante qu'on a connue meilleure actrice dans le Tideland de Terry Gilliam. Au minimum, il aurait été logique de conserver l'idée des pouvoirs paranormaux d'Alessa, au lieu de faire d'elle une fillette ordinaire que les autres persécutent simplement parce qu'elle n'a pas de père. Le film est longuet, décousu, bardé de clichés, et ne parvient à aucun moment à recréer l'attachement qu'on pouvait éprouver pour les personnages du jeu, ce qui est quand même un comble. On était beaucoup plus touchés par l'histoire de Harry Mason recherchant sa petite fille qu'il ne retrouverait jamais (car l'enjeu réel du jeu est ailleurs), que par ce personnage de femme forte prête à se battre pour retrouver la sienne et qui nous laisse totalement indifférents. Malgré leurs graphismes sommaires, les cinématiques du jeu étaient autrement plus puissantes. Je reste persuadée qu'un grand film sur Silent Hill reste à faire ; l'intrigue très travaillée de Silent Hill 2 pourrait donner un film magnifique, pour peu qu'un réalisateur accepte d'en respecter la terrifiante logique. Rien ne m'énerve plus, en fin de compte, qu'un récit fantastique sans logique interne.

 

Tout ça me laisse quand même sur ma faim. Si vous avez des films ou séries fantastiques à me conseiller, je suis preneuse. C'est plutôt du côté de la SF et du polar que j'ai trouvé mon compte ces derniers temps, avec la quatrième saison de Dexter qui démarre très fort, et surtout le dernier X-Men qui m'a vraiment impressionnée par son absence de manichéisme et la profondeur nouvelle du personnage de Magnéto. L'ombre des camps de concentration, et ce que l'humanité peut faire de pire dans ses heures les plus noires, imprègne tout le film et pousse à comprendre, en fin de compte, comment une victime de barbarie peut devenir bourreau à son tour. Si le premier X-Men était le film de Wolverine, celui-ci est réellement le film de Magnéto, et c'est sans doute un des meilleurs de la série.

 

Pour en revenir au fantastique, quelques mots sur Ainsi naissent les fantômes, le recueil de Lisa Tuttle que j'ai réuni, traduit et présenté pour Dystopia : une interview lui est consacrée dans le nouveau numéro d'Elegy, il devrait en être question dans la prochaine édition de l'émission Salle 101, et je le présenterai ce samedi au Virgin Megastore des Champs-Elysées à partir de 17h, dans le cadre d'une séance de dédicaces spéciale Dystopia. Seront également présents Léo Henry et Jacques Mucchielli pour Bara Yogoï, ainsi que Stéphane Perger, l'illustrateur des deux ouvrages. 

 

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 19:59

 

Une entrée rapide pour quelques annonces en vrac, en attendant de reparler de choses plus consistantes (il y aura sans doute un jour une entrée sur Silent Hill 2. Silent Hill me hante).

 

Vous avez toujours rêvé d'un compte-rendu dessiné des Imaginales avec Charlotte Bousquet, Francis Berthelot, Pierre Pevel, Sire Cédric, Lionel Davoust et votre serviteuse en version kawaï ? Vous serez exaucés sur le blog de Fetish-cat.

 

Vous voulez en savoir plus sur le dernier album d'Elysian Fields, Last Night on Earth ? Le Cargo vient de mettre en ligne une interview vidéo réalisée par mon camarade Micky et moi-même.

 

Vous voulez tout savoir sur les auteurs de fantasy française et leur rapport aux jeux vidéos ? Le documentaire Fantasy Stars : auteurs de fantasy et gamers sera diffusé sur la chaîne Nolife à partir de lundi, ainsi que sur http://nolife-tv.com/ pour les abonnés. Les horaires de diffusion sont les suivants :

 

- Lundi 6 juin à 19h30 et 1h30

- Mardi 7 juin à 8h et 17h

- Mercredi 8 juin à 13h

- Jeudi 9 juin à 12h

- Samedi 11 à 18h

- Dimanche 12 à 14h

 

Vous voulez tout savoir sur Silent Hill ? Ça viendra, si les petites infirmières-zombies ne me mangent pas d'ici là.

 

 

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 21:39

Dédié à tous les fans du Docteur et de la Tueuse qui passent par ici :

 

 

En cherchant dans les liens associés, vous trouverez aussi une version avec David Tennant.
Je profite de cette minute geek pour signaler deux interviews récentes :
- L'une, en trois parties, sur le blog des Plumes Asthmatiques ;

 

- L'autre sur le blog de Gromovar, grand amateur de Serpentine qui m'a posé quelques questions suite à sa lecture de Notre-Dame-aux-Ecailles ;

 

... et rappeler que je serai ce samedi à Toulouse où je participerai à une rencontre dans le cadre de la convention Grimoire, vers midi.
(Et pendant ce temps, au neuvième jour sans sport, les effets de manque commencent à se faire sérieusement ressentir.)
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 14:43

 

  

La geekette en moi a le trac : dans moins d’un mois, elle passe à la télé. Un documentaire au titre éloquent, Fantasy Stars : auteurs de fantasy et gamers, sera diffusé à partir du 6 juin sur la chaîne Nolife, ainsi que sur le site de la chaîne. J’y apparaîtrai en compagnie de Fabrice Colin, David Calvo, Mathieu Gaborit et Laurent Genefort. Les questions portaient à la fois sur la fantasy et ses définitions, sur l’évolution du jeu vidéo et sur nos meilleurs souvenirs de jeu. Le hasard du timing ayant voulu que le tournage ait lieu alors que je venais à peine de récupérer ma PS3, je n’aurai pas pu parler des claques qu’on été Heavy Rain et surtout Silent Hill. À la place, vous aurez droit à World of Warcraft, L’Arche du Capitaine Blood et autres jeux sur Amstrad.

 

Petit bonheur du week-end, au retour d’une belle journée aux Futuriales d’Aulnay-sous-Bois : le très attendu épisode de Dr Who scénarisé par Neil Gaiman, « The Doctor’s Wife », est une petite merveille. Typiquement un de ces épisodes dont on hésite à parler en détail pour ne pas gâcher la surprise des autres. Disons simplement qu’il y avait une idée très simple et très belle à laquelle personne n’avait pensé – vous en rêviez, Neil Gaiman l’a fait. C’est du pur Dr Who et du pur Gaiman à la fois, avec plein de jolies répliques et de moments poétiques.

 

Et pendant ce temps, retour de vieilles questions existentielles : pourquoi suffit-il d’une nouvelle qui refuse de se laisser retravailler pour réveiller la peur de ne plus jamais réussir à écrire ? Je continue à retravailler la nouvelle commencée en février mais il y a longtemps qu’un texte ne m’avait pas donné autant de mal. Je finirai par avoir le dessus – enfin je l’espère – mais ça soulève pas mal de questions. Je m’interroge beaucoup notamment sur le rapport entre l’évolution d’une personne et celle de son écriture. Je suis de plus en plus persuadée que l’on n’est réellement plus la même personne d’une année sur l’autre. Partant de là, de quelle manière évolue l’écriture ? Je finirai peut-être par trouver la réponse un jour. En attendant, je réfléchis à des moyens de faire exister ce texte-là. Chaque chose en son temps.

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 12:29

Tel le brin de muguet moyen, les salons fleurissent en mai, et les week-ends se remplissent les uns après les autres pour les deux mois à venir. Attendez-vous à m'en voir annoncer quelques-uns incessamment. Pour le mois de mai, je participerai aux Futuriales d'Aulnay-sous-Bois le samedi 14, aux Imaginales d'Epinal du vendredi 27 au dimanche 29 (mon programme est annoncé sur le site), et je ferai un passage éclair par une autre manifestation à Toulouse entre deux, que j'annoncerai plus tard.

 

En attendant, la revue électronique Angle Mort vient de publier son troisième numéro. J'y partage le sommaire avec Léo Henry, Kij Johnson (dont j'avais autrefois traduit une superbe nouvelle pour un des Emblèmes de l'Oxymore) et Sara Genge. Ma nouvelle, "Le jardin des silences", était parue en 2008 dans une revue assez confidentielle et je suis ravie que ce texte, auquel je suis vraiment attachée, ait une deuxième vie. Il est disponible en ligne et au téléchargement sur cette page.

 

Pour finir, quelques photos de concert. Budam est un drôle d'oiseau originaire des îles Féroé, qui déploie sur scène tout un dispositif ludique : une tête d'éléphant, une intrigante boule métallique ou encore une chaise à laquelle il s'attache d'une seule jambe (ce qui l'oblige à se contorsionner pour atteindre le micro). Sur disque, je trouvais sa musique plutôt mélancolique ; sur scène, elle devient grisante et euphorisante. Pour vous en donner un aperçu, j'ai posté quelques photos sur le Cargo. Mais celle-ci en dit sans doute déjà beaucoup :

 

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 23:57

 

Tic, tac, tic, tac… D’ici quelques semaines à peine, un projet auquel j’ai souvent fait allusion ici ces derniers mois verra le jour : un recueil de six nouvelles inédites de Lisa Tuttle que j’ai sélectionnées, traduites et présentées pour Dystopia. Le titre est maintenant arrêté : Ainsi naissent les fantômes. Un extrait de la préface est disponible sur le blog de Dystopia. Et la couverture signée Stéphane Perger vient d’être dévoilée :

 

http://i54.tinypic.com/149wdav.jpg

 

J’ai hâte que ce projet qui nous a occupés une bonne partie de l’année 2010 commence enfin à vivre sa vie. Il y a quelques nouvelles en particulier que je suis vraiment impatiente de faire connaître aux lecteurs français. J’espère qu’ils seront aussi secoués que je l’avais été en les découvrant il y a des années.

 

En attendant, ma deuxième semaine de vacances touche à sa fin. Une alternance de chouettes moments et de petits passages à vide, comme souvent quand on a tellement rêvé de vacances et qu’on ne sait pas vraiment comment en profiter le moment venu, alors que les jours défilent à toute vitesse. Parmi les meilleurs moments, des verres pris avec des amis, quelques heures de lecture aux terrasses de café ensoleillées, et des soirées DVD. Si Good Morning England était un peu en dessous de mes attentes (sympathique mais pas inoubliable), les trois autres films vus cette semaine ont été de belles surprises.

 

Morse, tout d’abord. Je ne suis pas spécialement fan de la figure du vampire, et je le suis encore moins des histoires de vampires qui se conforment aux règles les plus classiques du genre, un peu désuètes à notre époque. D’où mon admiration pour Morse, qui réussit à frapper fort tout en revenant aux bases : le vampire qui ne peut entrer que si on l’invite, qui terrorise les chats, ce genre de choses. La force du film repose sur son contexte ultra réaliste, et sa vision très dure de l’enfer ordinaire que peut être l’adolescence. Les jeunes acteurs qui incarnent Oskar, l’ado solitaire malmené par ses camarades de classe, et son étrange voisine Eli, qui ne sort que la nuit et se nourrit de sang, sont saisissants.

 

Beaucoup plus inattendu, Breakfast Club aussi a été une jolie surprise. J’ai toujours plus ou moins snobé les films de John Hughes, sans doute à tort, jusqu’à ce que je lise certains commentaires enthousiastes sur ce film juste après le décès du cinéaste. Un film qui a apparemment marqué pas mal de gens à l’adolescence, ce que je peux comprendre. C’est plutôt classique et prévisible, et la morale finale est assez attendue. Mais l’histoire de ces cinq ados coincés en retenue tout un samedi et qui vont apprendre à se connaître au-delà des apparences est finalement assez subtile et bien vue. Le genre de film capable d’appuyer pile là où il ne faudrait pas, l’air de rien, même lorsque l’époque des questionnements adolescents est loin derrière nous, et qui laisse une impression mêlée d’euphorie et de mélancolie. Les personnages sont attachants et celui de la petite goth un peu barrée incarnée par Ally Sheedy est assez savoureux.

 

Et puis Pique-nique à Hanging Rock que j’attendais de voir depuis longtemps et qui m’a envoûtée. Difficile en le voyant de ne pas penser à certains films récents qui s’en sont sans doute inspirés : Créatures célestes, Virgin Suicides pour l’ambiance éthérée du début et le mystère planant autour de ces jeunes filles disparues, ou encore La Leçon de piano pour la confrontation pittoresque entre la société victorienne et la nature australienne. L’intrigue tient en quelques mots : en 1900, en Australie, les élèves d’une institution de jeunes filles s’en vont pique-niquer autour d’un intriguant rocher. Trois d’entre elles partent l’explorer ; elles n’en reviendront pas, et le mystère ne sera jamais résolu. Tout dans ce film est intense et marquant. L’ambiance onirique soulignée par le jeu des lumières et des couleurs, ainsi que par un thème obsédant à la flûte de pan. La galerie de personnages campés par des acteurs tous extraordinaires, depuis la directrice acariâtre et brutale qui se cramponne aux apparences même lorsque tout se délite, incarnée par Rachel Roberts, jusqu’à la jeune Miranda (Anne Lambert) au physique « d’ange de Botticelli » qui traverse le film comme un météore. Je crois pouvoir dire sans trop me tromper que c’est le plus beau film que j’aie vu depuis longtemps. Un des plus fascinants, en tout cas.

 

 

 

 

 

 

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 17:30

 

Est-ce d’avoir récemment découvert les jeux sur PS3, participé à un projet pour lequel j’ai causé de jeux vidéo devant une caméra, ou farfouillé pour le même projet dans les archives de la revue Amstrad 100% qui fut une des bibles de mon adolescence, toujours est-il que je redécouvre qu’une de mes madeleines de Proust favorites s’appelle Amstrad. Ce qui me rassure, c’est que je ne suis apparemment pas la seule. Il suffit que je prononce le mot face à mon geek de cousin (par ailleurs respectable père de famille depuis peu) et nous voilà en train d’évoquer les innombrables après-midi passées à nous décapiter mutuellement dans Barbarian, à faire causer « Yoko petit izwal » dans L’Arche du capitaine Blood ou à nous noyer à deux doigts de libérer le dernier sorcier dans Sorcery +. Pas plus tard que ce matin, entre deux pages de traduction, j'ai passé dix bonnes minutes à chercher des vidéos de jeux dont la musique m’avait marquée, et à en redécouvrir d’autres que j’avais oubliés. Cette séquence nostalgie qui ne dira sans doute rien aux moins de trente ans vous est offerte par YouTube et moi-même.

 

 

 

 

 

Je sais, Barbarian est en version C64, mais c’est la seule vidéo musicale que j’aie trouvée. Je dois encore être capable de fredonner la musique d’Arkanoid, de Space Harrier et de quelques dizaines d’autres, mais n’insistez pas pour entendre ça, je chante comme une casserole. Le pire, c'est que je trouve tout ça moins daté que je n'aurais cru.

 

Intermède non musical pour annoncer mes prochaines dédicace :

 

- Le 12 février à 17h : table ronde autour du fantastique en compagnie de Jean-Luc Rivera, Stéphane Marsan et Denis Mellier à la bibliothèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet, 75020 Paris.

 

- Le 19 février : dédicace autour de Kadath, et aussi de Notre-Dame-aux-Ecailles, en compagnie de Nicolas Fructus et Laurent Poujois, à la librairie Omerveilles de Grenoble.

 

Est également prévue le 4 février une intervention en bibliothèque en Normandie mais j’attends d’avoir tous les détails avant de l’annoncer.

 

À propos de signature, j’apprends que Francis Berthelot dédicacera le samedi 29 janvier chez Scylla (8 rue Riesener, 75012). Je suis justement plongée dans son Carnaval sans roi dont je parlais la dernière fois. Certains de ses romans demandent un petit temps d’immersion – Hadès Palace notamment m’a fait cet effet. D’autres vous happent dès la première page, et c’est le cas de celui-ci. C’est peut-être le plaisir de retrouver les personnages de Nuit de colère, notamment Kantor, seul rescapé du suicide collectif d’une secte dont son père était le gourou, et qui a hérité de ce même père un don de télépathie qui lui permet, dans Carnaval sans roi, de venir au secours d’un patient possédé par cinq esprits (qui sont aussi des personnages des romans précédents). On y retrouve le mélange habituel qui fait la griffe de Francis Berthelot : c’est triste et beau à la fois, parsemé de trouvailles poétiques, avec un don particulier pour vous toucher en plein cœur au détour d’une phrase. Et vous parler parfois de manière si directe que c’est à se demander si Kantor n’est pas allé se balader sous votre crâne pour en rapporter certaines impressions. On oscille entre le tragique et le comique, avec une douceur et une légèreté qui tempèrent la gravité des sujets abordés. Je mentionnais la parution du roman chez Rivière Blanche en version papier, j’oubliais de préciser qu’il sera bientôt disponible au format numérique sur le site du Bélial. Venez nombreux chez Scylla le 29 janvier.

 

 

 

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Published by Mélanie Fazi - dans Bric-à-brac
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25 et 26/10 : Festival Scorfel, Lannion

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